Moulins-Saint-Hubert
Ce village était sans nul doute habité depuis longtemps. Les fouilles faites au Flavier, attestent une présence gallo-romaine.
Denaiin ignorait ce fait, mais nous apprend :
"Moulin devant Mouzon.
Village domanial à deux lieues nord de Stenay, ou cependant la justice
foncière appartient à l'abbaye de Saint-Hubert en Ardennes pour moitié.
Le patron : Saint-Hubert
il y a 140 habitants ou environ.
On voit en 1067,un Endebant de Moulin qui était sans doute seigneur du lieu.
Une Alix d'Inor en a ensuite la seigneurie dont a hérité son fils
Garsile de la Ferté lequel avec ses enfants là échangée avec Thibault
comte de Bar, ainsi que ce qu'il avait à Soupy, (Autreville à présent) et
à Inor en 1257 contre une rente de 13 muids de froment et six d'avoine
que le comte lui a donnée à prendre annuellement sur le terrage de
Stenay à la mesure de Beaumont. C'est sans doute d'après cette
acquisition que les comtes de bar ont gardé la haute et moyenne justice
du lieu et que comme l'abbaye de Saint-Hubert avait déjà moitié de la
basse ou foncière pour se faire des vassaux, ils auront donné l'autre
moitié.
En effet cette abbaye a eu un prieuré à Moulins, lequel a été habité par
des moines. Il en reste encore sur pied des parties de bâtiments qui
sont claustraux.
L'église au-dessus et qui est attenante, formant aujourd'hui l'église
de la commune qui est annexe de la cure de Pouilly, est celle des
anciens religieux.
La commune n'en avait point à elle. Cette église lui a été cédée par
l'abbaye en 1699, parce que depuis l'union qu'elle a obtenue de ce
prieuré à sa maison, en cours de Rome, ayant retiré à elle les religieux
qui l'occupaient et le desservaient, elle a négligé l'entretien des
bâtiments claustraux qui ont dépéris et que l'église à entretenir lui
formait une charge.
En quel temps ce prieuré et par qui ?
C'est ce qu'on ne peut pas assurer affirmativement faute de monuments,
mais il est aisé de juger à l'inspection de l'épaisseur et de la
vétusté des parties de bâtiments qui restent, dans une portion
desquelles demeure l'admodiateur de l'abbaye, que ce prieuré est
ancien, que sa fondation est du 11e ou tout au plus du XIIe siècle.
La tradition locale et du pays et que c'est un comte de Chiny qui en est le fondateur.".
Suivent la liste des seigneurs de Moulins.
En 1590, Moulins est en partie brulé. La troupe du duc de Nevers à la
poursuite de Chaligny en seraient la cause. Voir
épisode des guerres de
la ligue à Inor.
Enfin une petite guerre concernant l'église.
"Le don par l'abbaye de Saint-Hubert fait le 11 novembre 1699, de son
église à Moulins, à la commune du lieu, qui l' accepta le 17 décembre
suivant, engagea cette commune à demander à l'archevêché de Reims
l'érection en église succursale de Pouilly dont le village est annexe.
Cette érection accordée le 30 avril 1700, attaquée de nullité par les
habitants d'Autreville, autre annexe de Pouilly, dont l'église était
commune à ceux de Moulins, fut déclarée nulle part arrêt du parlement
du 18 décembre 1742.
Ceux de Moulin en ont obtenu le 24 octobre 1753 une nouvelle qui subsistent.".
On pourra lire à cette page concernant le curé
Jacques Perard le détail de ces tribulations.
Les curés de Moulins
Le chanoine Vigneron nous apprend dans "le carillon" de juillet 1953
que Eugène Victor Lambinet, curé de Moulins de 1894 à 1938 est mort à
Fains les Sources. Son corps fut ramené à Moulins en 1947.
Il est le seul prêtre et curé de Moulins inhumé dans le cimetière de la paroisse.
Deux brasseries fonctionnaient encore à la fin du XIX ème, ainsi qu'une tuilerie.
La vigne était aussi présente.
Titulaire de la légion d'honneur :
Jean Baptiste Camille Lecomte né le 25/09/1864 à Moulins, adjudant au 3
ème RA nommé le 31/12/1926. On voit aussi qu'il est adjudant chef
ouvrier d'état aux forges de Lyon.
Il avait été blessé... Mais par un coup de pied de cheval le 22/06/1900.
Il avait aussi la médaille militaire reçue le 29/12/1903.
il a fait la guerre 14/18, mais rien dans son dossier n'indique un quelconque fait d'arme...
Cote 19800035/740/84078