image de curé Les curés à Pouilly sur Meuse

Et originaires de Pouilly



Les curés et vicaires ayant desservi Pouilly

Leur place dans la société.

Du cardinal au vicaire, le clergé formait une véritable armée sous l'ancien régime. Armée nombreuse, riche, puissante et surtout omniprésente.
Mais une armée très hiérarchisée et dont les membres étaient socialement fort éloignés.
Dans l'ordre on trouve :
Les cardinaux normalement nommés par le pape, mais souvent à l'instigation du pouvoir royal qui distribuait la barrette au gré du népotisme ou des affaires en cours . Il n'était d'ailleurs pas nécessaire d'être prêtre pour le devenir, comme on le voit pour Mazarin.
L'archevêque qui bénéficie d'une primauté d'honneur sur l'évêque.
L'évêque recruté dans la noblesse et parfois loin de son évêché. Souvent un cadet, il avait été casé sans vocation, mais avec de somptueux revenus.
Les chanoines, aristocrates du bas-clergé et administrateurs de l'évêché. La prébende d'un chanoine au XVII ème pouvait atteindre 6 années de travail d'un journalier.
Le curé qui avait étudié et qui avait reçu la "curia animarum", autrement dit le droit de soigner les âmes. Il était souvent issu d'une classe relativement aisée. Artisans, laboureurs, marchands. Ce qu'on appellerait aujourd'hui la classe moyenne. Le manouvrier, l'artisan n'avait pas l'argent nécessaire pour pousser un fils à la prêtrise. Les bras étaient bien plus utiles à la maison..
Mais certains n'étaient pas riches et devaient comme leurs paroissiens mettre la main à la pâte. Ils étaient proches de leurs ouailles, au point d'adopter parfois leurs habitudes, comme celles d'aller au débit de boisson, de prendre femme, de jouer, voire pour certains porter des armes ou faire le coup de poing... Cette situation disparut quand les curés furent plus instruits pour être passés par le séminaires.
Son influence était immense. Il connaissait en effet toutes les histoires du village. Son rôle de confesseur y était pour beaucoup et il n'hésitait pas à user de son autorité pour régenter les affaires, les mariages et la vie de ses ouailles.
Si la cure ne se transmettait pas de père en fils, il n'était pas rare de voir un oncle curé pistonner un neveu et le destiner à la prêtrise, voire résigner et laisser sa place à un parent.
Le vicaire souvent mal payé par le curé, donc souvent pauvre et l'homme à tout faire.
Le chapelain, attaché comme son nom l'indique à une chapelle. A Pouilly il en existait deux dans l'église et une au château.

Et d'autres personnes qui sans avoir prononcé de vœux, étaient au service de l'église.
Le marguillier ou sacristain.
Le chantre souvent instituteur.
Le bedeau etc.
Enfin ceux qui assuraient la logistique de la paroisse au sein de la fabrique.

S'ajoutaient également le clergé régulier. Les capucins de Mouzon exerçaient également à Pouilly, en l'absence du curé.
Les moines d'Orval n'étaient présents qu'à travers leurs convers et censiers à Prouilly et La Vignette.
Passaient aussi les moines mendiants, les missionnaires etc.

La moralité de ce clergé n'était pas toujours à la hauteur de leur état.
Les visites paroissiales et surtout celle de 1673 ordonnée par Charles Maurice Le Tellier, archevêque de Reims, sont édifiantes. Il n'est pas rare d'y lire que le curé vit avec femme et enfants, se livre à l'ivrognerie et aux violences physiques. (source Gallica)
Certes Pouilly n'est pas concerné pour cette visite de 1673.
Mais on peut s'interroger à la lecture des registres paroissiaux, tenus par le curé Blanchot, sur son sérieux. Pas d'âge, pas de signature, parfois pas de date... Au point qu'un greffier doit rassurer ses successeurs, leur écrivant qu'ils ne sont pour rien dans ce désordre.
Le curé Duhoux lui est strict dans ses méthodes, mais semble tricher sur ses revenus. On ne peut être bon partout...

Le curé était aussi le relai entre les autorités civiles et les habitants. C'est lui qui lisait les nouvelles, les directives etc. au prône du dimanche. Son rôle politique est avéré.
Il était omniprésent, jusque dans l'intimité des ses paroissiens. Certains s'arrangeaient avec le secret de la confession et n'hésitaient pas à user du chantage, quand à l'article de la mort de ses ouailles, il était le dernier recours. Sous la restauration, quelques paroissiens ayant acheté des biens religieux à la révolution, ont comme par hasard fait don de ces acquêts, après la visite du curé...
Cette ingérence a perduré jusqu'au milieu du XXe et a permis de faire et défaire quelques réputations. Le curé Garry en était un spécialiste reconnu.

Pour connaître l'importance du clergé séculier à la fin du XVI ème, on dispose du compte relatif à la levée des décimes ecclésiastiques dans la prévôté de Stenay de 1592 à 1595 (Chantilly Carton E41).
Il est fait mention de 10 curés dans la prévôté.
Un compte de décimes ecclésiastiques conservé à la bibliothèque nationale (Collection Lorraine, manuscrit 453) non daté, mais qui remonte sans doute à la deuxième moitié du XVI ème, fait état de 10 curés et de 17 chapelles dans la prévôté de Stenay.
Un autre état daté de 1624, est aussi à la bibliothèque nationale
(Collection Lorraine, manuscrit 453)
De tout cela on peut estimer à une bonne quinzaine, l'effectif du seul clergé séculier au cours du dernier quart du XVI ème.



La formation des curés

Les curés savaient lire et écrire, ce qui semble un minimum
A lire certains registres on reste stupéfait par la médiocrité de l'écriture, de l'abondance des fautes d'orthographe, du désordre et du peu de tenue de ces documents officiels.
Mais on peut aussi admirer l'écriture, la propreté, la concision d'autres curés.
Il faut savoir que jusqu'au XVIIe, les séminaires n'existaient pas. Les premiers apparaissent en 1660 à Rouen, Bordeaux 1682, Paris 1696 etc.

Pour de plus amples renseignements on peut lire les publications de Julia Dominique." Le clergé paroissial dans le diocèse de Reims à la fin du XVIIIe siècle". In: Revue d'histoire moderne et contemporaine, tome 13 N°3, Juillet-septembre 1966. pp. 195-216
"Le clergé paroissial dans le diocèse de Reims sous l'épiscopat de Charles-Maurice Le Tellier.Origine et carrières". In: Revue d'histoire moderne et contemporaine, tome 29 N°4, Octobre-décembre 1982. pp. 529-583



La liste des curés et autres religieux.

En voici une liste la plus complète possible.
Les plus intéressants ou ceux pour lesquels il existe des renseignements avérés auront une page dédiée.
Jusqu'en 1907, la liste des curés est issue du "Pouillé du diocèse de Verdun", commencé par l'abbé Robinet, continué
par l'abbé Gillant. Page 492 et suivantes. Ce Pouillé comporte quelques inexactitudes.
Beaucoup ont été trouvés en dépouillant les registres paroissiaux.

Ces cinq premiers curé sont cités dans le "Cartulaire de l'abbaye d'Orval"

Robert prêtre "de Poilei", mentionné en 1156 dans un accord au sujet des dîmes.
P.... Pierre ou Paul 1200  "...presbytero de Poilleio...". Cartulaire d'Orval  t.IV p. 64 et dans l'édition de Goffinet page 122 et 123. Il est question d'un procès entre l'abbaye d'Orval et le curé de Pouilly au sujet de la dîme de cette paroisse.
Nicolas en 1243 "...quo dominus Nicholaus, investitus ecclesiae de Pulhi, scilicet tertiam partem totius decimae etc.". Confirmation d'une donation faite par ce curé.  "Cartulaire d'Orval  t.IV p. 178 et dans l'édition de Goffinet page 275 et 276.
Baudouin prêtre et curé en 1248. Procès gagnés par Hugues de Beaumont et le dit Baudouin contre Jean dit Kekie de Pouvilley à propos d'une prairie.  "Cartulaire d'Orval "  Goffinet page 305.
Huon 1263-1268.



Geoffroy est curé de Pouilly, quand il certifie en 1333 l'existence des biens d'Isabelle de Pouilly. (Archives Chantilly).

Jean Fabry chapelain de l'église de Pouilly, témoin lors de la fondation des chapelles de Notre-Dame et Saint Jean-Baptiste le 17/12/ 1517.
Jean Hardy décédé le 01/09/1535. Sur une croix de pierre plantée au cimetière de Pouilly derrière le chœur de l'église on lit, (enfin maintenant lisait...), cette épitaphe :  "Ci-gît vénérable et discrète personne Messire Jean Hardy lui vivant chapelain de Pouilly, qui trépassa le premier jour de septembre 1535".
Michel Vacher. Il assiste comme témoin au testament de Jean de Pouilly le 16/05/1528. Il est aussi cité dans un acte du 28 juillet 1540. La visite paroissiale de 1531 fait état d'un Michel Vachot. Ce sont sans doute les mêmes personnes.

Henri le Faron 1578-1623, le curé assassiné.

Aubertin Guyard. Licencié en droit canon, il succède à Henri le Faron en carême 1622  jusqu'en 1642 environ.
Valérien Collin curé en 1642.
Garlache d'Assenois. Sur le cartulaire et comptes de la fabrique, on pouvait lire  "... légua à la fabrique plusieurs cens assis sur un cens de terre au montant de la croix, sur un cens du pré la terre, sur deux maisons de la rue de la cure et sur deux autres de la rue haute. A charge d'un anniversaire qui doit s'acquitter le 14 novembre pour lui et pour Guillaume de Pouilly, prêtre qui vivait encore en 1567." Assenois pourrait être le nom d'un village en Belgique dans la province du Luxembourg.
Albéric Thiebault 1650-8 mai 1667.

Albèric Aubry né vers 1650 dans le diocèse de Reims. Curé de Pouilly en 1663. On en trouve plus trace en 1669. (Emile Bauchez AD08  1 J 128 1).

Charles Josseteau 1678-01 septembre 1698. Ses vicaires sont :
Jacques Aubinet  1685-1687. Il est cité dans un factum concernant la possession de patronage de chapelles dans l'église de Pouilly.  Factum à voir dans la page concernant l'ancienne église. Et sur la fondation de ces chapelles voir l'année 1517.
Il est l'officiant au mariage de Louis Stevenot et Catherine Tribut le 15/01/1686. (AD55 1673-1722 72/276).
Il est témoin du mariage de Jean Pottier et Idron de La Vignette, le 19/08/1686. Josseteau le qualifie de prêtre vicaire de Pouilly. (AD55 1673-1722 75/276)
Il officie également au mariage de François Person et de Margueritte Chollet le 21/01/1687. Il est dit prêtre et vicaire du lieu. (AD55 1673-1722 81/276).
L'enquête paroissiale de 1673 lui donne deux autres vicaires. Un nommé François de Villers, prêtre de Trêves, âgé de 26 ans, demeure près de lui. Emile Bauchez, (AD08  1 J 128 1), en fait état et nous dit qu'il fut ensuite vicaire de Mairy en 1682.
En 1689, on trouve Evrard Casin, prêtre vicaire à Pouilly, au mariage de Pierre Lambert et Jeanne Raux. (AD55 1673-1722 95/276). Un Evrard Casin est curé de Les-Autels (02), en 1700, au baptême d'un Jean Marquigny le 25/07/1700, puis de Jean Baptiste Chemin le 27/03/1720. Est-ce le même ?
Un autre Jean Le Liégeois, prêtre du diocèse de Reims, demeure au secours, Autreville. on le voit signer des actes jusqu'en février 1700. C'est Joseph Jadin qui prend la suite.

Jean Bourgain, aumônier de l'archevêque de Reims, nommé le 18 janvier 1698; a résigné en 1699.
Pierre Maboge, vicaire assure le service après le décès de Charles Josseteau dés le 21/01/1698 et l'absence de de Jean Bourgain jusqu'à l'arrivée de Jacques Perard qui suit. Son premier acte est le mariage de Claude de Hezecques et Hélène de Pouilly. (AD55 Pouilly 1673-1722 152/276).
Jacques Perard du 30 septembre 1699 au 11 novembre 1709.
Philippe François de Pouilly précédemment curé de Bulson, ensuite chanoine de Montfaucon, curé en 1709, mort le 25 juillet 1711.
Henry Joseph Teinturier. Il apparait le 05/11/1710 comme prêtre vicaire de la paroisse de Pouilly lors du baptême de Marie -Anne fille de Paul Pottron et Poncette Nagnan (AD55 1673-1722 179/276), puis en alternance avec Philippe François de Pouilly qu'il remplace à sa mort le 25/07/1711. Il officie encore alors que Henry Blanchot est arrivé.
Jean Colard (ou Collard) officie pour la première fois comme prêtre vicaire de la paroisse de Pouilly le 06/12/1713, en baptisant Michel Saussette, fils de François Saussette, cordonnier et de Louise Guiot. (AD55 1673-1722 204/276). Il officie aussi à Moulins et Autreville.
Louis Baillet apparait le 24/09/1721 comme "...prêtre vicaire de Pouilly Moulin et Autreville..." en baptisant  Jean Baptiste Stevenot, fils de Pierre Stevenot, cordonnier et de Jeanne  Louvel.  (AD55 1673-1722 268/276).

Henri Blanchot de 1711 au 22 septembre 1744. On trouve régulièrement comme signataires de ses actes Robert D'ecosse et Jean Baptiste Aubry
Henry Durand prêtre et vicaire de Pouilly pour son premier acte, baptise le 14/04/1717 Nicolas fils de Jean Bellard et Marguerite Lambert. (AD55 1673-1722 233/276). Henry Blanchot reprend son service le 21/07/1717.
Clément prêtre capucin desservant la paroisse de Pouilly assure le service à la mort d'Henri Blanchot. Son premier acte est le baptême de Marie Gobert le 08/10/1744. Il signe Clément de Metz. (AD55 1723-1759 123/267).
Henri Billet, curé de Pouilly en décembre 1744.  Il est mort le 27 avril 1768. Son premier acte est le décès de Marie Anne Lambert le 16/12/1744. (AD55 1723-1759 124/267). Mais le 22/12/1744 C'est Clément qu'on revoie, enterrant Pierre Henrion. (AD55 1723-1759 122/267), puis pas mal de remplaçants. Les absences de Billet sont nombreuses du 15/07 au 06/08.
Au point que Jean Ricadat, régent d'école et chantre doit assurer les obsèques de Jean-Baptiste d'Angoise le 15/07/1746.
En juillet 1752 il semble plus assidu à sa tâche mais 1753 ne le voit guère à l'œuvre.

Jean Baptiste Pierrot, prêtre vicaire de Pouilly en 1748, (AD55 1723-1759 157/267 et suivantes), remplace Billet bien des fois.
Le 16/05/1755 il est cosignataire avec Henry Billet de l'inventaire après décès de Louis Joseph de Pouilly.
Le 30/07/1761 il baptise Marie Fauvelet, fille de Vincent Fauvelet et Magdelaine Gobert, et il se dit "... prêtre et ancien vicaire de Pouilly, curé du Petit-Verneuil au diocèse de Trêves...". (AD55 1760-1791 18/345).
Le "Bulletin mensuel de la Société d'archéologie lorraine et du musée historique" 1902 vol 51 page 149 nous apprend "...Henry Pierrot résigna sa cure en 1760 à Jean-Baptiste Pierrot, probablement son neveu, qui était vicaire de Petit-Verneuil depuis 1748". Ce que l'acte de décès d'Henry Pierrot confirme. (AD55 Petit-Verneuil 1716-1790 21 et 22/70).
Cet Henry Pierrot était curé de cette paroisse depuis le 11/03/1716. Il décéda le 17/10/1763 à Petit-Verneuil à 176 ans (sic) à en croire son épitaphe ! Il s'agit bien sûr d'une faute du graveur. Son acte de décès en fait lui donne 80 ans.
Jean-Baptiste Pierrot décéda à Petit-Verneuil le 05/01/1785 à l'âge de 61 ans.

Jean Henry Bourgeois se déclare prêtre vicaire de Pouilly, Moulins et Autreville le 07/05/1754 en baptisant le fils de Jean-Baptiste Lefevre et de Jeanne Willeme. (AD55 1723-1759 219/267).
En 1791 on trouve à Aubigny-les-Pothées (08) un curé du même nom, mais les signatures ne sont pas tout à fait identiques et la formulation différente. (AD08 Aubigny 1791-an V 6/97). A Aubigny il signe Bourgeois curé et à Pouilly il met ses initiales.
La graphie et le mode de la signature ont cependant pu changer en 37 ans,

Nicolas Nonnon prêtre vicaire de Pouilly baptise le 04/03/1760 Jean-Baptiste Fauvelet, fils de Ponce Fauvelet et Marie Dupront. (AD55 1760-1791 5/345). A noter que Henri Billet est toujours curé en titre.

Le "bulletin du diocèse de Reims" du 03/06/1922 nous renseigne sur ce curé :
A Villers devant Mézières (Villers-Semeuse actuellement 08)
Le curé était Nicolas Nonnon, de Charleville, né en 1734, vicaire à Flaignes (08) un an, de Pouilly sept ans, de Guignicourt quatorze ans. Il avait enfin été curé en 1773.
La première mention que nous trouvons de lui, à l'époque révolutionnaire, est relative à la fête de la fédération de 1790. Ce jour là il avait chanté la messe et le Te Deum et, de la porte de la sacristie, écouté le sermon de l'abbé Hénon, du pays, mais sans vouloir paraître. Quant au serment civique prescrit par les décrets, il ne l'avait pas prêté, soutenant qu'il ne concernait que les gardes nationaux. Par représailles, on voulut le priver de la dîme, de sa portion dans les bois communaux et de tous les droits des citoyens actifs.
Nonnon, toutefois, prêta le serment constitutionnel et resta en fonction jusqu'à la terreur, pendant laquelle il se retira à Fagnon (08), sans avoir livré ses lettres de prêtrise.
On connait ses revenus par la contribution patriotique de 1791. Il s'engage en effet à "donner" 153 livres. "Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790" page 290 Commune de Villers-Semeuse E suppl 1585 BB1 188 feuillets papier.

En l'an IX, le préfet écrivait de lui : "...qu'il n'exerce point, est moral, instruit, 60 ans...".
Il serait donc né vers 1740. Mais Nonnon est un patronyme très répandu dans les Ardennes.
Le 28/05/1802, à Septfontaines, il fait le serment concordataire.
En l'an XII on lui donne le titre de desservant de Prix (Prix-les-Mézières 08), mais les tables décennales de cette commune ne font pas état de son décès.

Nicolas Polonceau curé en 1767. Il a résigné le 12 novembre 1775.
 
Pierre Louis Hector De Simonet
prêtre vicaire de Pouilly. On le voit au baptême de Marie Catherine Gobert le 08/06/1771. (AD55 1760-1791 124/345). Il est né le 1801/1745 à Singly (08) de Pierre Louis Hector de Simonet, seigneur de Singly et de Marie Catherine de Raincourt. Son père fut assassiné par un de Pouilly.

Nicolas Gaillot prêtre vicaire de Pouilly. Il officie au baptême d'Élisabeth fille de Jean Baptiste Juglubert, bonnetier et de Marguerite Lecuyer le 21/12/1771. (AD55 1760-1791 124/345).
Il est du diocèse de Reims, âgé de 32 ans. Prêtre en 1769 depuis 3 ans dans le ministère, à Pouilly depuis 2 ans. C'est Polonceau qui nous l'apprend dans ses réponses à l'enquête épiscopale de 1772.
Il serait donc né en 1740. Il existe un Nicolas Gaillot, prêtre, né le 01/03/1743 à Sommepy (51). Mais rien ne prouve que ce soit le nôtre.
La "Revue d'Ardennes et d'Argonne", Volume 13-14 Société d'Etudes Ardennaises de 1906 page 199, cite un Nicolas Gaillot, vicaire épiscopal, maire de Sedan en 1792, né le 01/03/1743, comme prisonnier du Mont-Dieu pendant la révolution et qui se retire à Sugny (Belgique) où il avait été curé depuis 1775.
En 1792 Nicolas Gaillot fait partie du conseil épiscopal de Nicolas Philbert. Cet évêque constitutionnel de Sedan encourage ses vicaires aux élections de décembre 1792. Gaillot est élu. Mais comme ecclésiastique il ne peut être maire. Qu'à cela ne tienne ! Philbert le décharge de ses devoirs sacerdotaux et Gaillot exerce pendant quelques semaines les fonctions de maire.
"Histoire de Sedan sous la révolution" de Charles Pilard tome II page 3.
Il n'y restera d'ailleurs pas très longtemps puisqu'en janvier 1793 il cède sa place à Lemoine dans des conditions rocambolesques. Mais c'est une autre histoire...

Pierre Donatien Deherque prêtre vicaire de Pouilly, baptise Jean-Baptiste Thomas Damery le 30/12/1774.
En 1784 on le trouve vicaire de Luzy et chapelain. (AD55 Luzy 1766-1791 page 103 par ex.).
"L'inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790 Marne" édité en 1900, fait état page 161 dans les provisions de bénéfices et autres expéditions de l'évêché le 04/08/1781 de "...provision de la chapelle Notre-Dame de Luzy en faveur de Pierre Donatien Deherque, sur la présentation faite par Charles Antoine, comte de Saint-Félix, seigneur de Donnom et de Bisping".
Il est curé de Létanne en 1798 à en croire l'ouvrage "Attigny, avec ses dépendances, ses palais, ses conciles" page 291 par H L Hulot, ancien curé d'Attigny. En fait il l'était bien avant.
Le 24/04/1785 Pierre Guyart prêtre, curé de Letanne décède. Le 23/09/1785 il est curé à Letanne. (AD08 1770-1792 81/154).
On peut lire sur le registre 1770-1792 page 147, qu'il doit le remettre le 13/12/1792 au maire de Letanne, en vertu de la loi du 20/09/1792.
Son dernier acte aura été le baptême le 20/10/1792 de Jean-Baptiste Percebois (en fait George) fils naturel de Marie-Catherine George, demeurant chez Joseph Percebois.

Xavier Fourniguet, lecteur de ce site et généalogiste m'a donné les précisions suivantes :
"Pierre, Donatien Deherque est né vers 1749 à Bourcq ; il est fils de Pierre Deherque, laboureur à Bourcq, et de Marie, Anne OUDIN.
Marie, Anne OUDIN est une soeur aînée de Pierre OUDIN qui a été curé de Chémery de 1748 à son décès en 1790 (également doyen de Mouzon-Bar). 
Après le décès de son mari (à Bourcq entre octobre 1754 et septembre 1756), Marie, Anne OUDIN s'est installée avec ses enfants auprès de son frère à Chémery (la présence d'un collège dans cette paroisse a pu aussi jouer un rôle dans son choix, pour l'instruction de ses nombreux fils). Elle passe néanmoins ses toutes dernières années à Létanne auprès de son fils Pierre, Donatien Deherque et elle y décède.
Après son incarcération à l'ancienne Chartreuse du Mont-Dieu pendant la Terreur, Pierre, Donatien Deherque s'installe chez son frère Pierre Simon Deherque, marchand à Chémery-sur-Bar (né vers 1732 à Bourcq). Pierre, Donatien Deherque reprend alors des activités de desservant de paroisse. Il décède à Chémery-sur-Bar le 10 avril 1804 / 20 germinal an XII.Mon ancêtre Jean, Pierre Deherque (né vers 1750 à Bourcq ; marchand et aubergiste) - un autre frère de Pierre, Donatien Deherque - s'est installé à Buzancy. Parmi ses descendants, on trouve notamment les Deherque de Sommauthe.

C'est Pierre, Donatien Deherque qui a célébré le mariage de son frère Jean, Pierre Deherque, le 30 avril 1776 à Buzancy. L'oncle Pierre OUDIN, curé de Chémery, a été témoin."

Louis Duhoux 1776-1791 émigré malgré lui !

François Thiery prêtre habitué, du consentement de M. le curé baptise Marie-Catherine Gobert, fille de Jean-François Gobert, vigneron et de Marie Elisabeth Henry le 29/06/1779. (AD55 1760-1791 211/345).
Qu'est donc un prêtre habitué ? C'est un prêtre n’ayant pas de charge ni de dignité dans une église, mais cependant employé au service de la paroisse. On l'appellerait aujourd'hui vicaire auxiliaire.
A ce titre il fait partie des curés desservant Pouilly.

Pierre Didier Pierrard est lui aussi prêtre habitué. Il est né le 28/03/1763 à Vigneul-sous-Montmédy et décédera à Reims le 16/06/1833 comme chanoine titulaire et grand-chantre de l'Église métropolitaine.
Il a été curé de Quincy et a émigré.
On apprend d'ailleurs qu'il est le précepteur des enfants de M. le baron de Pouilly, et qu'il ne touche que 400 livres. Il contribue néanmoins au versement de 18 livres pour les besoins de l'état lors de la contribution patriotique.
Il inhume Marie Catherine Pottier le 19/02/1789. (AD55 1760-1791 320/345).
Il existait un Pierre Pierrard ayant officié à Inor, mais aussi à Viviers-sur-Chiers (54) né vers 1750 et décédé le 05/02/1805. Mais ce n'est pas le nôtre. En effet l'examen des signatures sur l'acte de Catherine Pottier et ceux de Viviers-sur-Chiers lève toute ambiguïté. Voir par exemple le baptême de Thérèse Sabouret. (AD54 Viviers 1741-1794 717/831).
Il fut indemnisé par la loi de 1825 de 9 francs et 45 centimes de rente. "Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc - 1910 (SER4,T8)".  On y apprend aussi qu'il avait un frère Jacques Pierrard, colonel des grenadiers à cheval de la garde royale à Madrid. Il avait été anobli en 1815 par le roi de France.
Notre curé apparait aussi dans la "Liste générale des pensionnaires de l'ancienne liste civile" de 1833, page 387 et touche 1000 fr de pension, mais il est précisé qu'il n'a pas touché le deuxième secours.
"Travaux de l'Académie nationale de Reims - 1891 (Vol 92,T2) " page 386, nous livre son épitaphe :
"A la mémoire de M. Pierre Didier Pierrard, Chanoine titulaire, grand chantre de l'église métropolitaine de Reims et membre du conseil de la fabrique, décédé le 13/06/1833 dans sa 71 ème année. De Profundis !". On y lit également qu'il était professeur de philosophie à la faculté des arts en 1791.

Pierre Nicolas Jamain  né à saint Pierrevillers (55) le 30/07/1732 de Laurent Nicolas, maréchal ferrant et de Marie Battincourt.
Il est ordonné prêtre à Trêves en 1759.
Il est vicaire quand il baptise le 02/01/1790 Gilles Bigot, fils de Gilles Bigot, vigneron et de Marie Marguerite Graincourt. (AD55 1760-1791 326/345).
Quand en 1790 l'assemblée nationale lève la contribution patriotique, il déclare que son revenu n'excède pas 400 livres et qu'il contribuera aux besoins de l'état pour la somme de 12 livres.
Il quitte Pouilly en avril 1791. (Archives de Trêves).

Pierre Jadot né le 08/06/1754 à Gespunsart (08), (AD08 Gespunsart 1747-1759 75/128), de Jean-Baptiste Jadot (1728-1778), entrepreneur de bâtiments et de Marie Nicole Noblesse (1735-  ).
Il est prêtre le 19/02/1780. On le trouve vicaire de Luzy, puis curé constitutionnel à Pouilly de 1791 à 1793. (AD51 L1478 DZ9 G215-1776 p 248 et AD55 400). Il fut fortement contesté par Jean Yves Lambert alors maire de Pouilly. Voir la page Comité de surveillance.
Son premier acte à Pouilly est le baptême de Joseph Fortier, fils de Jean Fortier, laboureur à la ferme de Saint Remy et de Louise Drouet le 01/06/1791. (AD55 1760-1791 340/345).
Il décède à Gespunsart le 20/08/1820. (AD08 Gespunsart an XI-1824 268/327).

Mais à partir de 1793 l'état civil remplace les registres paroissiaux.
Adieu les actes religieux avec parrains, marraines, détails etc. La révolution est passée par là et a normalisé la rédaction des dits actes.
Le 2 brumaire an V, soit le 23/10/1796  commencent  les registres de Pouilly tenues par la municipalité.
On est donc beaucoup moins renseigné sur les curés.

Jean Baptiste Pernot né à Pouilly est aussi curé de cette paroisse en 1803.

Anselme Noël né le 10/02/1758 à Tetaigne (08), ancien bénédictin de Mouzon, nommé à Moulins le 22/03/1803 et curé de Pouilly en 1813. Il est mort le 13 octobre 1826 à Pouilly.

Jean Baptiste Gand né à Bulainville (55) le 06/10/1799, en 1823 curé de Lerouville, ( "Histoire des fiefs et principaux villages de la seigneurie de Commercy" 1856 page 100 Charles Emmanuel Dumont), puis Pouilly en 1827 et curé doyen de Vaucouleurs en 1832.
Il avait été professeur de 4ème au petit séminaire de Verdun en 1820-1821. (Pouillé du diocèse de Verdun" page 163 Abbé N.Robinet).
Le 19/02/1845, il est nommé curé de Varennes où il décède le 18/11/1866 à 67 ans. (AD55 Varennes 1863-1872 56/131).

Jean Étienne Pierrot est né le 27/06/1805 à Gimécourt (55) de Jean Pierrot et Marguerite Lemée.
Il est professeur de dogme de 1830 à 1832. Il publie "L'histoire de France jusqu'en 1848" Paris Vives 1857 en 15 volumes.
Suit un  "Dictionnaire de théologie morale" publié post-mortem par l'abbé Migne en 1862 en 52 volumes... (On se demande quand avait-il le temps d'exercer son sacerdoce.).
Il était aussi chanoine honoraire du diocèse de Bayeux.
C'est ce qu'on peut lire dans "Pouillé du diocèse de Verdun" Vol 1 par N. Robinet page 157.
Il est curé de Pouilly en 1832, puis transféré à Sampigny en 1843 et curé doyen de Dun où il décède le 02/10/1860. (AD55 Dun 1853-1862 222/283).

Jean-Pierre Contenot né à Saint Jean-de-Luz (64) le 29/05/1811, (AD64 saint Jean-de-Luz 1807-1812 76/100), de Remy Contenot, Capitaine d'infanterie au 114e de ligne et de Marie Doyambehere. Son père était originaire de la Meuse, mais de par sa profession se déplaçait. C'est ainsi qu'il est blessé d'un coup de feu à la main gauche au combat de Valence (Espagne) le 18 juin 1808 et nommé chevalier de la Légion d'honneur le 02/03/1809.
Ce curé était donc d'un milieu aisé.
Il est curé de Pouilly en 1843, transféré à Ornes en 1847 et ensuite à Saint-Mihiel.où il est décédé le 29/07/1894 à 83 ans. Il était "chanoine titulaire de l'église cathédrale et ancien curé de la paroisse saint-Michel de cette ville"  nous apprend son épitaphe. Enterrée avec lui, on trouve melle Marie Augustine Contenot (16/08/1854-1941). Elle était sa nièce et peut être sa gouvernante, née de son frère Jean Lucien Contenot, secrétaire de l'administration des hospices de Verdun et d'Henriette Tristant sa femme.
Leur tombe est un monument de style qui laisse supposer une certaine aisance.

Antoine Augustin Lemaire curé de Pouilly en 1847, il est transféré à Han-les-Juvigny en 1854.
Il était né le 10/05/1812 à Juvigny de Jean Lemaire, arpenteur forestier et de Marguerite Raulin. Là encore c'est un curé issu d'une famille plutôt aisée.
Il décède le 10/02/1871 à Han-les-Juvigny âgé de 58 ans.
Mais il avait manifesté son désir d'être enterré dans son village natal. Le maire de Han-les-Juvigny donne donc son autorisation au transport du corps. (AD55 Han les Juvigny 1863-1872 121/145).
C'est son neveu Augustin Jactel qui se charge du transport.

François Alfred Gilles 52 ans au service de Pouilly.

Adolphe Auguste Bontemps né le 28/10/1865 à Varennes-en-Argonne, ordonné le 21/12/1889, décédé le 16/03/1944 à Resson (55).
Il était parti en évacuation à Rancourt (55) avec sa sœur Marie Julie Virginie, née le 19/06/1876 également à Varennes. Ils sont rentrés à Pouilly le 02/05/1919.
Il a été vicaire à Montmedy, curé de Dombras, Futeau, Pouilly bien sûr  en 1907 puis Senoncourt et Resson.
Il a quitté Pouilly en août 1926. En effet le conseil municipal envisage le 23/09/1926 de relouer le presbytère à son successeur, moyennant 150 francs par an. Finalement le loyer est fixé en novembre 1926 à 200 francs par an.

Pendant la première guerre, c'est le curé d'Inor qui est chargé de Pouilly. Il se nomme Petitpas.
On l'apprend par le baptême de Victor Georges Reding, fils de Victor Georges Reding et de Juliette Peltier. Le parrain est Georges Werland soldat allemand. Le jour n'est pas indiqué sur l'acte. (Acte de Baptême no 37 feuillet 10 1915. AC Stenay).

Victor Eugène Lambinet est né le 06/02/1861 à Pillon (55) de Victor Lambinet, cordonnier et d'Eugénie Ancelme. (AD55 Pillon 1853-1862 138/258).
Il est ordonné le 16/06/1896.
En 1884 il aide à la toilette funèbre de Mgr Hacquart, évêque de Verdun. Il est vicaire de Varennes en 1886, de Revigny en 1888. Puis curé de Landrecourt en 1889, de Moulins en 1894 et enfin de Pouilly en 1926.
Le journal La Croix écrit le 15/02/1900 que Mme Victor Lambinet, mère de M. le curé de Moulins, prés Pouilly, est décédée le 04/02/1900 à 62 ans.
Le 01/11/1929 ce même journal signale que Victor Lambinet, 96 ans, décoré de la médaille militaire et de la médaille de Crimée, est décédé chez son fils, curé de Moulins par Pouilly.
Il est mort à Fains le 26/08/1939. Il fut ré-inhumé à Moulins Saint Hubert et non Pouilly comme l'écrit le Pouillé.

Charles Laurent Lefebvre du 5 juillet 1926 au 20 février 1945. Il desservait Inor et Pouilly.
Sa tenue des registres paroissiaux laisse à désirer. Erreurs sur les dates, les noms foisonnent... (archives paroissiales Pouilly aux AC Stenay)
Il fut ensuite curé à Manheule.

sommesous Raymond Sommesous Il est né à Chalons-sur-Marne le 10/09/1911.
Il a été ordonné prêtre à Chalons-sur-Marne le 13/07/1936.
En 1944 il est vicaire à Montmédy et aide à cacher deux juives à Avioth.
Il officie à Pouilly du 26 février 1945 jusqu'en 1947. Il est ensuite curé d'Avioth de 1969 à 1999. Un article dans "l'Est Républicain" du 10/11/2017, lui rend hommage.
Il est l'auteur d'un livre "Quelques lustres et un soleil"  2007,  où il raconte ses souvenirs.
Mais aussi d'un opuscule de 21 pages :  "Notre dame d'Avioth" 1970. C'est à sa demande que l'église d'Avioth obtint le titre de basilique le 12/05/1993
Il décède le 14/01/2009 à Villers-les-Nancy. (Insee acte 9)



abbé jean Neu Jean Neu est né le 07/06/1918 à Aubange en Belgique. Il est ordonné le 07/05/1944 à Verdun.
Il est vicaire de Bouligny en 1944.
Curé du 18/07/1947 jusqu'au 18/05/1955 à Pouilly, puis à Dommary-Baroncourt en 1955, il est à Dun en 1964, puis doyen du Nord-Ouest 1968 et 1973 (?). Il se retire à Messancy, en Belgique, en 1991 et y décède le 05/06/1993. Il y est inhumé.
C'est lui qui après la guerre s'était débrouillé, (l'église menaçait ruine), pour obtenir une chapelle provisoire.
En 1951 il y accueille Mgr Petit pour la confirmation.


Jean Louis Gabriel Garry curé du 9 juillet 1955 au 23 août 1961.

André Grandemange né le 07/05/1923 à Chauvency-le-Château.
Ordonné le 29/06/1957, il fut administrateur du Neufour, puis curé des paroisses de Pouilly du 24/08/1961 au 14/07/1966, d'Evres-en-Argonne, de Bréheville, des Souhesmes et enfin du groupe paroissial d'Azannes et Soumazannes.
C'est lui qui fit dépendre le Christ sculpté par  Chavignier.
Ce fut le dernier curé habitant à Pouilly.

grandemange

Il est décédé à Ars-Laquenexy le 14/09/2016 et inhumé à Chauvancy-le-Château le 20.



Par la suite les curés furent regroupés à Stenay gérant plusieurs communes.



bernard françois Bernard François du  I novembre 1963 au 3 juillet 1974.






berteche Daniel Bertéche est né en 1944. Sa biographie (de Catherine Moussa dans "Echos et Coëvre", journal de la Codecom de Fresne-en-Woevre, no 78 2014) nous apprend qu'il est allé au séminaire plus pour faire plaisir à ses parents que par vocation. Objecteur de conscience, il fait 24 mois de coopération en Algérie où il mène une vie assez éloignée de celle attendue d'un séminariste. Il fait des rencontres, va dans les "booms", fréquente une jeune fille etc.
De retour en France sa vocation n'est guère plus vaillante. Il s'engage au PSU.
Il est finalement ordonné prêtre en 1970 et nommé à Stenay.
Il officie à Pouilly du 17/07/1970 au 31/08/1988.
Il est ensuite nommé (déplacé ?) à Saint Maurice-sous-les-Cotes où il officiera jusqu'à sa retraite.
Bref un curé atypique, ouvert aux jeunes, avec des idées choquantes pour les "bien-pensants".
Il dit avoir conscience de décevoir certains car l'idée qu'il a de la religion ne répond pas aux attentes de tous.
C'était un bon joueur de foot ! A Stenay, Brandeville, à l'entente VHF (Vigneulles, Hannonville, Fresnes) et aux dernières nouvelles (2017)  serait toujours entraineur.

pate
Bernard Paté
1er septembre 1988  à 1992.






Puis :
André Vanniere  décédé le 06/10/2020 à 86 ans
Robert Fontaine etc.

Les principales activités religieuses sont maintenant à la charge de laïques.




Les curés nés à Pouilly.


Henry Thomas "... prêtre et vicaire de la paroisse de Luzy du consentement de M. le curé de Pouilly ..." marie Pierre Hannetel et Poncette Gobert le 10/11/1716. La grand-mère de Poncette Gobert était Françoise Thomas sans doute parente du curé.
On le retrouve en 1719 le 04/10 baptisant la fille de Charles Docq et Marie Anne Lecuyer, puis le 08/10 pour celui d' Henry François fils de François Ravigneaux et de Élisabeth Gobert. Pour ce dernier il est à la fois officiant et parrain. (AD55 1673-1722 250/276)
Le "Répertoire alphabétique des curés et vicaires de l'ancien diocèse de Reims 1663-1791" Émile Bauchez (AD08  1 J 128 1), nous apprend qu'il est né vers 1688 à Pouilly. Ordonné prêtre en 1712 et curé de Pevy (51) le 11/10/1721. Son premier acte date en effet du 28/10/1721. (AD51 Pevy 1613-1749 116/315)
Il décède le 27/10/1733 à Pevy à l'âge de 48 ou environ, ce qui le ferait naître en 1685. L'acte nous apprend que c'est le curé de Pouilly qui fait l'office. (AD51 Pevy 1613-1749 176/315)
Le seul Henry Thomas pouvant correspondre serait le fils de Jean Thomas, laboureur, et d'Elisabeth Bourguin, né le 02/02/1687. Son parrain est Henry Robinet, laboureur, marchand. Ce Robinet est parrain de 16 enfants, ce qui laisse supposer une notoriété et une aisance certaine. Aisance qui aurait pu aider Henry Thomas à devenir curé.
Les signatures d'actes à Luzy en 1716 et à Pevy en 1721 sont les mêmes, ce qui lève toute ambiguité.

François Trubert curé de Sy (08), marie le 10/01/1719 Pierre Lambert de la ferme de Vigneron avec Jeanne Gobert fille d'Henry Gobert l'ainé, vigneron et de Jeanne Arnoult le 10/01/1719. (AD55 1673-1722 244/276). On le voit de nouveau le 19/11/1722 au baptême d'Anthoine, fils de Jacques Willieme et Jeanne Stevenot. (AD55 1673-1722 275/276).
L'ouvrage "Mémoire pour le chapitre de l'église etc." de Guillet de Blaru, confirme qu'il était bien licencié en droit et curé de Sy en 1717. Ce mémoire concerne l'affaire de la bulle papale "Unigenitus dei filii".
Il est décédé en 1725 à 35 ans (AD08 Sy 1629-1865 table relevée par R.P. Lapierre)
Il officie au mariage de François Ravignaux et d'Elisabeth Gobert en 1718. Il est justement le cousin de la mariée.
Il serait donc le fils de Jean Trubert et de Marie Gobert, né le 02/06/1686 à Pouilly.

Gabriel Grincourt est né le 05/03/1690 à Pouilly. Il est prêtre et vicaire de Moulins et Pouilly et marie son frère Vincent Grincourt, fils de Louis et de Marguerite Lambert, le 31/01/1719. Il finit curé à Granges-sur-Aube (51) où il est inhumé le 28/08/1750. (AD51 Granges sur Aube 1749-1792 6/181).

Louis Maucourt né en 1720, aumônier de l'hospice de Stenay. Il meurt en déportation en 1794.
Joseph Gobert né le 21/12/1767. Il est desservant d'Esnes-en-Argonne en 1803, doyen de Varennes, Chanoine de Verdun où il décède le 18/08/1846.
Jean Baptiste Pernot né à Pouilly le 19/12/1768, ordonné à Trèves en 1792 et curé de Pouilly le 22/03/1803. Il décède le 13/10/1826

Jean-Baptiste Lambert ,fils de Jean Lambert et Anne Lapierre est né vers 1703.
Émile Bauchez, (AD08  1 J 128 1), le dit né en 1706 et ordonné prêtre en 1739. Il est curé à Illy (08) le 12/11/1748 puis à Teron-sur-Aisne du 29/09/1759 à 1791. Il serait décédé à Pouilly le 01/12/1798, mais on ne trouve pas son acte de décès, les archives étant disparues.
Il marie son frère François à Geneviève Damery le 17/02/1744. Il était alors prêtre vicaire desservant la paroisse de Vandy et Ballay (08). (AD55 Pouilly 1723-1759 119/267).
Sur l'acte de mariage de Jean-Baptiste Habran et Marie Anne Lambert le 07/11/1780, il est témoin du mariage. il est alors prêtre curé de Terron-sur-Aisne (08) et oncle à l'épouse. (AD55 Pouilly 1760-1791 225/345).
L'officiant est encore un Jean-Baptiste Lambert (1753-1810), prêtre vicaire de Dun. Il est aussi le frère de l'épouse. Voir ci-dessous.

Un Jean-Baptiste Lambert est également parrain d'Ambroise Habran le 18/01/1787. Il est alors vicaire de la ville de Rocroy (08) et représenté par Jean-Baptiste Lambert le jeune. L'acte les dit, oncles maternels d'Ambroise Habran. (AD55 1760-1791 297/345).
Le parrain serait donc Jean-Baptiste Lambert (1753-1810) ci-dessous et son représentant, son frère, né le 10/06/1747.
(Un autre frère se nommait également Jean-Baptiste, mais décédé le 24/12/1749 à 7 mois. (AD55 1723-1759 168/267). Il serait donc né en mai 1749, comme sa sœur Marie-Jeanne,  mais son acte de naissance n'est pas inscrit sur les registres. Pourquoi ?).

Jean-Baptiste Lambert né à Pouilly le 31/01/1753 de François Lambert et de Geneviève Damery, il n'est baptisé que le 02/02/1753. Il est tonsuré en 1775, ordonné prêtre à Reims le 24/05/1777, vicaire à Dun de 1778 à 1780.
Bourgeois, notaire à Stenay enregistre le 07/11/1775 "l'abandon par François Lambert et sa femme de Pouilly en faveur de Jean- Baptiste Lambert leur fils, clerc tonsuré de maison, vignes et chènevières situées à Pouilly estimées 2217 livres pour lui servir de titre clérical". (AD55C3164).
Il dessert la paroisse de saint Jean-sur-Tourbe du 21/11/1790 à 1791.
Il émigre en Espagne où il gagne sa vie à battre en grange. En 1803 on le retrouve comme desservant de Laval-sur-Tourbe (51).
Il décède le 05/11/1810. (AD51 L1520 G240 Bouchez p 394) ou "Répertoire alphabétique des curés et vicaires de l'ancien diocèse de Reims 1663-1791" Émile Bauchez. (AD08  1 J 128 1).

Jean Damery né le 08/02/1766 de Jean Damery et Elisabeth Grincourt. Il est vicaire à Jugny qui était alors du duché de Bouillon. Il est considéré comme émigré.
En 1803 on le retrouve vicaire à la cathédrale de Soissons. En 1817 il demeure à Mézières. Il est mort le 01/06/1850.
(L 1490, 1492. Lettre Q877 DZ9 Dubois n) 427).

"Le bulletin du diocèse de Reims" 1911 page 463 , lui consacre un article :
"...Il avait, raconte M. Gillet, dans sa vie de Mgr Garot (p 63), pendant ses premières années de prêtrise, présidé à plusieurs éducations particulières et souffert, comme tant d'autres, des maux de la captivité et de l'émigration. Puis il avait été nommé vicaire à saint-Jacques de Reims. Frappé de ses qualités, l'évêque de Soissons l'avait demandé comme vicaire pour sa cathédrale et, quelques temps après l'avait nommé curé de saint Martin-de-Laon..."
A la mort de M. Jacquemin, il fut choisi pour lui succéder.
"L'esprit cultivé, la réplique spirituelle, parfois un peu caustique, il tenait bien en ordre sa paroisse, et y avait remis en honneur le culte de notre dame de l'espérance, dite la Vierge noire".
il s'absentait pendant trois semaines : Il allait surveiller les vendanges chaque année au mois de septembre, nous a raconté Mgr Garot, qui avait été le vicaire de M. Damery, le vénérable ecclésiastique, de son vignoble au pays natal. Chanoine honoraire de Metz et de Reims, M. Damery mourut le 01/06/1850, dans sa 85 ème année. Son épitaphe se lit encore sur sa tombe dans le cimeterre de Mézières".

Jean Joseph Mazelot est né à Pouilly le 23/10/1796 de Mathieu Mazelot (1751-1832) et de Marguerite Gobert (1759-1805). Il est curé de Very en 1822, Malancourt en 1828, 1832  et enfin curé doyen de Montfaucon en 1848. Il y décède le 31/03/1883.
"Pouillé du diocèse de Verdun" page 754, 763 Robinet.
Dans "Histoire de Montfaucon d'Argonne depuis son origine jusqu'à nos jours" 1890 page 633 de l'abbé Pognon, on apprend son épitaphe :
"A la mémoire de M. Jean Joseph Mazelot, décédé le 31/03/1883, âgé de 86 ans, chanoine honoraire, curé doyen de Montfaucon. Son ministère pastoral de 61 ans, dont 35 dans cette paroisse, a été le plus édifiant par son zèle et ses vertus sacerdotales".
Il est le déclarant du décès de son oncle du coté maternel, Joseph Gobert à Verdun le 18/08/1846.

Louis Arnesse Jacques, né le 11/11/1839 à Pouilly, de Jean Jacques (1800-1866) et Louise Fortier (1799-1884) est prêtre comme on le constate sur son acte de décès à Paris 14e le 31/01/1919. Il a desservi Gregy (actuellement Evry-Grègy-sur-Yerres (77) pendant 20 ans, ce qui lui vaut une pension de 450 francs le 01/01/1906. (JO 1906/05/03 Année 38, N°120 page 3028)

Jean Baptiste Guichard né le 27/04/1841, ordonné le 25/09/1865, professeur au petit séminaire de Verdun en 1865, puis curé de Remoiville en 1869, et de Halles-sous-les-cotes le 11/03/1878 où il décède le 24/12/1901.

Jean Baptiste Martinet un missionnaire en Asie.

Marie Pierre Pognon né le 18/10/1846, ordonné le 23/04/1871.
Il est vicaire de Sommedieue en 1871, curé de Verneuil-Petit en 1875, puis Gercourt en 1885 et enfin Grimaucourt, dans la Woevre.
Il est mort le 30/03/1894 et enterré à Pouilly où sa tombe a été restaurée par la paroisse en 1998.

François La Marle né le 18/10/1909. Il est ordonné en 1932 à Reims.
Il est curé de Voncq (08) et décède le 27/12/1993. Il est inhumé à Pouilly.
Il avait fêté le 28/06/1992 ses 50 ans de sacerdoce en présence de l'abbé Neu et de l'abbé Paté.



Le "Pouillé du diocèse de Verdun" de Robinet en cite d'autres :

Jacques Fontenet (1722-1803). Il aurait été Vicaire à Margut en 1760, à Lamouilly de 1771 à 1785. Je n'ai pas trouvé son acte de naissance. l'abbé Jean Rouyer le nomme Fontanet. (bibliothèque diocésaine de Verdun).

Célestin Pierre Jacques (1835- ) curé de Lisle-en-Barrois et transféré à Grand-Clery en 1869. Le journal "La Croix" du 07/10/1894, page 3, annonce le décès d'un Pierre Célestin Jacques, abbé, curé d'Hardivillers et de Villers-Vicomte (Oise). Mais rien ne prouve que ce soit notre homme. Encore que le Pouillé nous apprend, page 169, qu'après avoir été professeur de 5ème au séminaire de Verdun, il a quitté le diocèse.

Ernest Louis Jacques 1839-1919. C'est ce Louis Arnesse Jacques né le 11/11/1839 de Jean Jacques et de Louise Fortier.
Le JO du 03/05/1906 page 3028, nous apprend qu'il est le desservant de Bras (55) et touche 825 fr pour 35 ans de service avec jouissance au 01/01/1906, conformément au décret du 21/04/1906, concernant les pensions ecclésiastiques.
Le curé François Alfred Gilles le cite en 1902 dans "L'inventaire général des paroisses".
A noter qu'il a toujours conservé le prénom Arnesse.


Curés décédés à Pouilly

Jean-Baptiste Thiebaut 
Le 18/02/1766, "...en vertu de l'ordonnance rendue par Valerian Oudart maire juge en la haute justice de Pouilly, sur les conclusions du procureur fiscal en date de ce jour et à nous notifiées au sujet d'un cadavre trouvé sur ce territoire qui a été reconnu être M. Jean-Baptiste Thiebaut, ancien curé de Vaux de ce diocèse (Reims), ci-devant résidant à Wiseppe, nous l'avons inhumé etc.". (AD55 1760-1791 71/345).
Son frère François Thiebaut, cultivateur à Wiseppe et un neveux Jean-Baptiste Person sont présents à la rédaction de l'acte.
On ne connait pas les circonstances de sa mort à 57 ans.

Ce Jean Baptiste Thiebaut était en fait le fils de Jean Thiebault (1678-1741) et de Jeanne Collard (1682-1756) de Wiseppe où il était né le 04/08/1709. (AD55 Wiseppe 1673-1746 129/326).
Son frère François était marié à Marie Marguerite Person, née à Pouilly le 25/12/1723.
Peut être venait rendre visite à ce neveu Jean-Baptiste Person.



Curés occasionnels

Ce sont des curés qui sont venus célébrer un office, un sacrement au coup-à-coup à Pouilly.
On en connait d'ailleurs pas toujours la raison.
C'est souvent la vacance de la cure ou l'absence momentanée du curé. Dans ce cas ce sont souvent des capucins de la maison de Mouzon qui suppléent.
Parfois un parent curé vient marier ou baptiser quelqu'un de sa parentèle.

Ainsi ce Ponce Pierson, prêtre chapelain de Buzancy, qui le 16/01/1709 "... du consentement de Monsieur le curé ay baptisé la fille de Pierre de Laporte laboureur et d'Alexis Cosseron etc.". (AD55 1673-1722 167/276).
Il s'installe comme curé à Chevieres (08) le 09/08/1710. "Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790. Tome III, 1ère partie, Archives civiles, séries C, D, E. et F. Ardennes " page 562.

Florentin Vuahaut prêtre vicaire de Moulin baptise et enterre Claude Normand, fils de François Normand et Anne Vaillant le 11/07/1709.
(François Normand et Anne Vaillant ont eu un autre fils Jean-Baptiste qui émigra au Canada.).
Il est présent  aux obsèques de Philippe François de Pouilly le 25/07/1711.

Le père Benoit capucin du couvent de Mouzon baptise le 02/11/1709 Marie fille de Jean Lambert et Anne de Lapierre. Il remplace Jacques Perard sans doute déjà malade puisqu'il mourra le 11/11/1709.

Ponce Drouillet curé de Mouzon, janséniste, qu'on rencontre à Pouilly en 1709 et 1711.

Jacquemin prêtre et vicaire de la paroisse de Luzy pour les obsèques de Philippe François de Pouilly le 25/07/1711.

Le père Pierre prêtre capucin et gardien du couvent de Mouzon, baptise Henry, fils de Henry Gobert le jeune et de Jeanne Pasquier, le 07/06/1716.

Louis Thuot prêtre vicaire de la paroisse de Moulins baptise le 19/11/1716 Henry fils de Brice Baland et de Marie Gobert. Son nom est alors orthographié Tuau, (AD55 1673-1722 228/276), ce qui laisse penser que ce n'est pas lui qui a rédigé l'acte.
On le retrouve le 28/04/1718 baptisant Marie-Anne fille de Jean Amand vigneron et d'Idron Larché, (AD55 1673-1722 240/276), qui décèdera le 26/05/1718. Louis Thuot est cité dans la visite paroissiale du 09/06/1718. Il est dit âgé de 27 ans.

Le 25/08/1720 il fut défendu aux bénédictins de Mouzon d'administrer dans tout le diocèse, l'extrême onction et les autres sacrements à cause de leur appel de la "constitution Unigenitus" au futur concile. Ponce Drouillet curé de Mouzon et occasionnellement de Pouilly est en première ligne. Eux qui remplaçaient habituellement le curé de Pouilly, furent donc interdits d'exercice. Ils ne réapparaissent que vers 1748.

Nicolas Noël prêtre et curé de Letanne baptise le 24/04/1725, en l'absence d'Henry Blanchot, Geneviève, fille de Charles Docq et de Marie Anne Lambert. (AD55 1723-1759 20/267).

Jean Baptiste Hanonnet, (1709-1771) curé de Gratreuil et Fontaine-en-Dormois dans la Marne baptise le fils de Jacques Vuillaime, marchand hostelin, et de Marguerite Jacob, sage femme à Pouilly, le 23/09/1738. (AD55 1723-1759 74/267)

Jean Mathieu Masson prêtre et vicaire desservant la paroisse de Moulins et Autreville, baptise le 02/09/1744, Anne Marie Lescuyer fille de François Lescuyer et Marie Jeanne Desforges.

Pierre Pillas marie Gérard D'Angoise et Anne Amand le 12/01/1745. Il était curé de Douzy, mais en mission à la demande de feu Henri Blanchot curé de Pouilly. Mais avec la permission de Monsieur Billet curé de Pouilly.
Dans "Biographie ardennaise, ou histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer etc." de Jean Baptiste Bouillot 1830 page 324, on apprend que l'oraison funèbre de Pierre Pillas fut l'œuvre de Ponce Dehaye. Il précise qu'il fut "...d'abord curé de Douzy, puis de Rethel, à dater du 28/06/1745, cure dont il se démit en 1781, pour se retirer à Sedan où il est mort âgé d'environ 75 ans.". En fait le 14/10/1799.
Cette oraison funèbre est publiée dans son intégralité dans "Eglise de Reims. Vie diocésaine" Chanoine Henesse 1899.
Cette même publication ressort un article en 1907 avec d'autres détails :
Pierre Pillas, écrivait le 24/01/1774, en réponse au questionnaire envoyé à tous les curés de diocèse : "Le curé de Rethel s'appelle Pierre Pillas né et baptisé à Sedan le 28/01/1713... ".


Michel Bolle enterre Vincent Mazelot le 15/01/1745. Il est curé de Bazeilles des années 1730 à 1750 et comme Pierre Pillas ci-dessus en mission.

X Godefroy prêtre et capucin de Mouzon, marie "...pour l'absence de Monsieur Billet curé de Pouilly...", Antoine Guichard et Jeanne Grincourt le 23/11/1745. (AD55 1723-1759 132/267).

Jean Ricadat n'était pas curé, mais instituteur et chantre de Pouilly. Le 15/07/1746 il enterre Jean Baptiste D'angoise "...pour l'absence de M. le curé de Pouilly et l'impossibilité de pouvoir trouver d'autre prêtre ...". (AD55 1723-1759 137/267).

Bagard curé de Cesse baptise Barbe Bertrand le 10/07/1746. Elle était fille de Philippe Bertrand tissier en toile et d'Élisabeth Docq. (AD55 1723-1759 146/267).

F. Benoit prêtre capucin de Mouzon, le 01/04/1748 baptise en l'absence du curé Billet, Jean François Simon, fils de Léonard Simon, tailleur d'habit et de Magdeleine sainte Marie. (AD55 1723-1759 153/267). L'enfant décédera le 10/06/1748.

Barthélemy prêtre capucin du couvent de Mouzon, remplace le cure Billet lors du baptême de Jean-Baptiste Gobert fils de Guillaume Gobert, laboureur aux fermes de Prouilly et Gilette Grosyeux le 14/10/1748.

Jean-Baptiste Gobert, chanoine régulier de l'ordre de Prémontré, prêtre, prieur de la paroisse de Bassuet, diocèse de Châlons marie le 14/01/1750 Jean-Baptiste Aubry, menuisier et Madeleine Gobert.
Il y a sans doute un lien de parenté, mais je ne l'ai pas découvert.
De surcroit on trouve un Michel Aubry (11/10/1727-12/03/1761) sous diacre comme témoin de ce mariage. Il est le frère du marié, (AD55 1723-1759 168/267) et fils de Jean-Baptiste Aubry et de Jeanne Simon.
On le retrouve le 14/03/1752 au baptême  de Jean-François Meunier, fils de Nicolas Meunier et Françoise Billard. Il se déclare alors prêtre séculier demeurant à Pouilly. (AD55 1723-1759 194/267). Il a aussi officié à Charleville (1753-1756), puis Luzy en 1758.
En effet il se déclare prêtre vicaire de Charleville lors du baptême de Pierre Pierrard, fils de Charles Pierrard, maréchal ferrant et de Marie Guichard le 05/11/1752. (AD55 1723-1759 199/267).
Puis lors du mariage de Louis Champenois et Anne Gobert le 7 du même mois.
Et au baptême de Michel Hyacinthe Aubry, fils de Jean-Baptiste Aubry, menuisier et Madeleine Gobert où il est à la fois parrain et officiant le 15/09/1753. C'est sa sœur Jeanne qui est marraine, précise-t-il.
Il est encore parrain de Jeanne Marie Élisabeth Aubry le 07/10/1758, sa sœur est marraine. Il est alors vicaire de Luzy.

F. Innocent prêtre capucin du couvent de Mouzon, baptise la fille de Barbe Françoise D'Avril le 12/07/1750. (AD55 1723-1759 172/267). Il remet cela le 05/05/1762 pour Marie Gobert et le 07/05/1762 pour Anne Lambert. (AD55 1760-1791 28/345).

Jean Habran "...prêtre chapellin de la chapelle de saint-Michel de Stenay...du consentement de etc.", marie Jean-Baptiste Ravigneaux et Marie Marguerite Habran le 02/07/1752. (AD55 1723-1759 196/267).
La date du 2 juillet est inhabituelle. En effet on ne se mariait guère au moment des grands travaux d'été.
La page suivante du registre nous éclaire un peu. En effet le 08/08/1752 nait Alexis Ravigneaux enfant des mariés précédents...
Il semblerait donc qu'on ait fêté Pâques avant les Rameaux !
Le 04/05/1751 il avait déjà marié Jean-Baptiste Habran et Marie Catherine Gobert.
Il était né le 14/09/1698 à Pouilly de Nicolas Habran et de Françoise Mathieu. Il décède à Mouzay le 18/02/1784.

Claude de Langres prêtre capucin de Mouzon baptise le fils de Pierre Fauvelet et de Louise Perotin le 14/09/1753.

Jean Louis Robert  "... prêtre professeur du séminaire de Meaux en Brie du consentement de M. Billet etc. ", baptise le 03/09/1757 Jean Gaillard fils de Jean Gaillard charpentier de profession (il était aussi meunier au moulin) et de Jeanne Dupuis. (AD55 1723-1759 243/267).
Le 23/09/1757 c'est Pierre Saussette qu'il baptise. (AD55 1723-1759 246/267).
On le retrouve le 01/09/1760 baptisant Jean-Baptiste Damery, fils de Jean Damery et de Marie Élisabeth Grincourt. Cette fois il est "..prêtre professeur de philosophie et directeur du séminaire de Meaux en Brie...". (AD55 1760-1791 8/345).
Je n'ai rien trouvé avec certitude concernant ce curé.
Dans "Histoire de Chantilly du dixième siècle jusqu'à nos jours" page 158 on apprend qu'il est du diocèse de Reims, qu'il est nommé curé le 07/05/1787 en remplacement de Gèrard Billet. Ce Billet serait-il parent avec notre curé Henry Billet ?
Il est curé de l'église de l'assomption de Chantilly quand le décret du 27/11/1790 relatif à la constitution du clergé est appliqué. Il est réfractaire, doit quitter ses fonctions et émigrer en 1792.
Robert regagne Chantilly avant la conclusion du concordat de 1801, et promet la fidélité de la constitution de l’an IX. Le ministère de la Police l’assigne toutefois à résidence surveillée à Chantilly. Le 16 mai 1802, la loi relative à l’organisation des cultes est promulguée à Chantilly. Robert peut alors exercer son ministère dans des conditions normales. Il meurt le 15/02/1809 âgé de 76 ans et demi. Il était natif de Ay en Champagne. (AD60 Chantilly 1808-1816 50/683)

Pierre Alexis Guérin, prêtre de ce diocèse, baptise le 13/08/1760, Martin et Albert, les fils jumeaux de Gilles Saussette et de Marie Catherine Breuse.
Pourquoi officiait-il à Pouilly ?
On sait peu de choses de lui.
Le 29/12/1762 il officie à la paroisse Saint-Jacques de Reims. (Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc - 1922 (SER5,T4) à 1923.)
"L'inventaire sommaire des archives de la Marne antérieur à 1790", page 144, en parle :
Le 01/09/1772 étant chanoine de Saint-Symphorien, il est nommé à la chaire de théologie de l'université. fol 164
Le 16/08/1773 il est nommé à la charge de principal du collège des Bons-enfants.Fol 198
En 1777, de la résignation d'un canonicat de l'église Saint- Symphorien de Reims, ainsi que de la chapelle Sainte Marie-Madeleine de Bétheniville.
Le 23/04/1783, Collation de la pénitencerie de l'église métropolitaine de Reims. fol 173
Il est nommé le 28/04/1787 à la cure de Vitry, mais préfère rester chanoine et grand pénitencier de l'église métropolitaine de Reims.
Fils de Nicolas Milet Guérin, officier chez le roi, il est présent, avec son frère Jean-Baptiste Guérin avocat en parlement. à son inhumation le 24/02/1776 à Leffincourt (08)
Il fit partie des députés et représentants l'ordre du clergé.

Mathias Martincourt prêtre vicaire de Moulins, annexe de la paroisse de Pouilly, baptise le 04/08/1761 Nicolle Stevenot, fille de Louis Stevenot et Geneviève Chollet. (AD55 1760-1791 18/345).

Jean Baptiste Delume "...prêtre curé de Saint-Martin du diocèse de Reims délégué par M. Henry Billet curé de Pouilly...etc.", marie Henry Balland et Marie Catherine Gobert le 22/05/1764. (AD55 1760-1791 49/345).

Père Alexandre "...prêtre capucin de la maison de Mouzon ", le 29/04/1765 baptise Pierre Gobert fils de Henry Gobert et Marguerite Nicolas. (AD55 1760-1791 59/345).

Père Drivon "...prêtre cordelier de la Cassine, à la prière de Henry Billet...", baptise Elisabeth Neveux, fille de Jacques Neveux, maçon et de Marie Jeanne chollet. (AD55 1760-1791 61/345).

Père Raimond prêtre capucin de la maison de Mouzon, en l'absence de M. Nicolas Polonceau, baptise Jean-Baptiste Wuillaime. (AD55 1760-1791 82/345).

Pierre François Chaineau prêtre du diocèse de Reims, en l'absence de M. Nicolas Polonceau, marie le 20/07/1767 Germain Decloux et Jeanne Aubry. (AD55 1760-1791 84/345).

Père Dominique prêtre capucin de la maison de Mouzon, à la prière de M. Polonceau, baptise Pierre Dété, fils de Robert Dété charron et de Suzanne Michelet, le 21/06/1768.  (AD55 1760-1791 95/345).

Lambert Bauda prêtre vicaire de Moulins, Autreville et Pouilly, baptise Jean-François Damery, fils de Jean Damery, échevin en la haute justice de Pouilly et de Marie Elisabeth Graincourt le 02/01/1771. (AD55 1760-1791 120/345).

Père Simon prêtre capucin de la maison de Mouzon, baptise Jean-Baptiste Sausette le 29/11/1773. (AD55 1760-1791 147/345).

Robert Paquis prêtre vicaire de Donchery, du consentement de M. Polonceau etc. marie le 15/11/1774 Nicolas Lorrain et Catherine Mazelot. (AD55 1760-1791 158/345).

Père Thimothée prêtre capucin de la maison de Mouzon, du consentement de M. Polonceau, baptise François, fils de Claude Thomas, vigneron et de Marguerite Chollet le 21/11/1775. (AD55 1760-1791 169/345).
On le retrouve sur plusieurs semaine sans doute en l'absence de Polonceau...

Louis Renard vicaire de Pouilly, Autreville et Moulins, baptise Françoise Le Jon, fille de Charles Le Jon, jardinier et de Marguerite Grammont, le 08/11/1776. (AD55 1760-1791 181/345).

Frère Jean François prêtre capucin de la maison de Mouzon, en l'absence de Duhoux, baptise Catherine Bertrand le 18/10/1777. (AD55 1760-1791 190/345).

Frère Paulin prêtre capucin de la maison de Mouzon, baptise Jean-Baptiste Michel Arnould, fils de Noël Arnould Maçon et Marguerite Aubry le 30/09/1778.

Père Daniel prêtre capucin de la maison de Mouzon, baptise Jean-Baptiste Gobert, fils de Gobert Jean-Baptiste, laboureur à la ferme de Prouilly et de Marie Françoise Dupuis le 31/10/1780. (AD55 1760-1791 224/345).  Il décédera le 17/11/1784.

Père Roch prêtre capucin, vicaire de la maison de Mouzon. Il enterre Marguerite Launay le 09/11/1781. (AD55 1760-1791 235/345).

Frère Bernardin prêtre capucin de la maison de Mouzon, inhume Louise Perotin le 25/10/1784.

Le 30/10/1784 Robert Martin et Catherine Bertrand sont fiancés par Jean-Baptiste Niton, prêtre capucin de la maison de Mouzon. (AD55 1760-1791 270/345).

Père Eusèbe prêtre capucin de la maison de Mouzon, inhume Christophe Simon le 17/10/1787. (AD55 1760-1791 317/345).

Louis Mathias Duhoux lors de la sépulture de Barbe Habran le 19/03/1789 est dit "... licencié de Sorbonne, chanoine de l'église métropolitaine de Reims, faisant les fonctions de M. le curé de Pouilly...", et c'est signé Duhoux Chne (chanoine). (AD55 1760-1791 320/345).
C'est bien le frère de Louis Duhoux curé en titre de Pouilly.

Père Jérôme prêtre capucin de la maison de Mouzon, inhume Pierre Habran le 14/05/1789. (AD55 1760-1791 321/345).

Jean-Baptiste Milon prêtre capucin de la maison de Mouzon, inhume Marie-Jeanne Galichet le 11/06/1789. (AD55 1760-1791 321/345).
On peut lire dans la "Revue  d'Ardennes et d'Argonne" vol 13-14 page 119 SEA Sedan 1906, qu'il fut prisonnier au Mont-Dieu pendant la révolution :
"ex-capucin à Arreux (08) chez de Villelongue, né le 27/06/1718. Incarcéré le 25 frimaire par ordre du comité de surveillance de Charleville, motifs ignorés, sorti le 28 nivôse an III (occupait la cellule 18)".

Père Antoine prêtre capucin de la maison de Mouzon, marie Jean-Baptiste Lesaine et Madeleine Gobert le 30/06/1789. (AD55 1760-1791 322/345). Un peu plus loin il signe Antoine D'alondrelle.

Jean Andrin prêtre et vicaire d'Inor, baptise Jean Nicolas Lambert fils de Jean-François Lambert, vigneron et de Jeanne Marie Hans, mariés le 23/05/1785 à Stenay. (AD55 1760-1791 344/345).

Pierre Glavet curé de Luzy où il est né le 25/12/1767, nommé le 22/03/1803 et décédé le 14/12/1838. Il a exercé son ministère pendant la révolution à Pouilly, Cesse, Luzy etc. (Pouillé 490/598).
Il apparait dans la "Liste des émigrés,déportés et condamnés à la révolution département de la Meuse". On sait alors qu'il reçoit 21 fr 60 de rente. (Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc - 1910 tome 8 page 85).

On remarque que les prêtres capucins de Mouzon étaient fréquemment sollicités, en l'absence du curé de la paroisse.
Charles Pilard dans son ouvrage " Souvenir d'un vieux Sedanais, Sedan sous la première révolution", nous les dépeint (Réédition 1988 Isbn2-649-00117- 8 page 27).
"Les capucins étaient avant tout un ordre mendiant; ils recueillaient des œufs, de la volaille, des légumes, du fromage, du bois, des fagots, des ételles, des copeaux mêmes, en un mot tout ce qu'on voulait bien leur donner, et moi qui me rappelle parfaitement les avoir vus revenir de leurs expéditions, je te réponds qu'ils ramassaient gros. Au départ, le père capucin était monté sur la bourrique, mais au retour la bête avait sa charge complète sans l'homme etc.".

On comprend le curé Polonceau quand il écrit lors d'une enquête paroissiale vers 1770 :
- N'y a-t-il point dans l'étendue de la paroisse, d'ermitages ?
Non, c'est bien assez d'être environnés des moines d'Orval, de saint-Hubert, de Mouzon et de Belval, qui enlèvent beaucoup et ne donnent jamais rien.

D'autre part ces capucins à dos d'âne ou à pied, parcouraient prés de 20 kilomètres aller/retour, pour administrer les sacrements à Pouilly et il fallait bien vivre... Polonceau le reconnait d'ailleurs.

On peut enfin lire dans "L'inventaire sommaire des archives de la Marne antérieur à 1790"  : "Provision de la chapelle sous le vocable de Notre-Dame et de Saint-Jean-Baptiste, en l'église paroissiale de Pouilly, en faveur de Nicolas Thiebaut, sur la présentation faite par Albert-Louis de Pouilly, seigneur du dit lieu. Fol 161 page 156. Il était donc titulaire de la dite chapelle et ancien curé de Montigny.






Le revenu des curés


La dîme (ou dixme), impôt correspondant généralement au dixième de la récolte (encore est-ce variable), des revenus fonciers ou des fondations jusqu'en 1789. Cependant la dîme avait parfois été accaparée par des supérieurs hierarchiques, pas des abbayes voire par la  noblesse. A Pouilly en 1686 et 1770 seul le curé était décimateur, à en juger par les visites paroissiales.
Mais le 03/10/1790 un état des biens nationaux à Pouilly, nous apprend : "La municipalité observe également que les religieux de Mouzon perçoivent annuellement sur les greniers de M le curé de Pouilly un muid de bled, un muid d'orge et un muid d'avoine. Ceux de Saint Hubert en Ardennes un muid de bled et 8 septiers d'orge, et le Maître d'école de Pouilly 6 septiers de bled.
De plus la fabrique de Pouilly, les bénédictins de Mouzon, ceux de Saint Hubert et les prémontrés de Belval tirent chacun une gerbe sur neuf des grains crus dans la contrée de Pinay, ban de Pouilly et entre eux tous environ 800 gerbes"
On voit sur sa dîme n'était pas négligeable.
Le presbytère avait aussi des terres. Un état sommaire de tous les biens nationaux du 03/10/1790 nous apprend : "Il y a 4 arpents et 50 verges de terre en 7 pièces et sur 2 soles, et 615 verges de prés en 8 pièces et en 3 contrée de rapport et de qualité médiocre, dépendants de la cure de Pouilly et situe sur le ban du dit lieu, que M le curé fait valoir à mi fruit"


Les droits curiaux, c'est à dire le coût de chaque sacrement et de chaque messe, étaient fixés par l'évêque et s'appliquaient à tout son diocèse.
Cependant, une grande part des "rémunérations" du curé se décidait au sein du village en accord avec les paroissiens et sans doute à l'occasion en nature.
Ces droits représentaient le casuel, c'est à dire des ressource au cas par cas.

Le registre de Beaumont-sur-Vingeanne (21) donne le détail de ces droits. Ce n'est pas notre diocèse mais cela nous donne une idée. En voici quelques lignes :

Pour la sépulture d'un chef d'hostel  -------- 30 sols
pour celles de ceux qui meurent au dessus de
de l'age de sept ans ------------------------ 20 sols
pour les petits enfants ---------------------- 10 sols
si c'est hors du lieu ou le paroissien sera decedé
dix sols outre les taxes cy dessus
Vigiles a trois leçons ----------------------- 4 sols
et à neuf leçons ----------------------------10 sols
pour les messes basses -------------------- 8 sols
pour les grands messes -------------------- 15 sols
pour la publication des bans de mariage
avec le reçu -------------------------------3 livres
pour les espousailles avec la grande messe
et publication des bans -------------------- 3 livres
pour la publication des billets faicte au prosne
pendant la messe -------------------------- 2 sols etc.
(AD21 Beaumont-sur-Vingeanne 1650-1669 96/ )

On peut aussi consulter l'ouvrage "Liber Ritualis autissiodorensis" 1730 page 124 qui détaille ces tarifs par le menu.

Pouvaient s'ajouter les "Obits" ou les "fondations". De pieux et riches défunts laissaient une partie de leur biens afin que soient célébrées des messes pour le repos de leur âme.

Un courrier en date du 13/02/1791, (AD55 Q176 Pouilly 412), nous apprend que "...les produits de la dixmes de ce lieu peut être année commune de 2700 livres...".
Quand en 1790 fut réclamée à chacun une contribution patriotique, Pierre Didier Pierrard, précepteur et prêtre, et son collègue Pierre Nicolas Jamain, vicaire déclarent 400 livres de revenu.
Duhoux, curé en titre n'annonce que 300 livres, ce qui est certainement minoré.

Nos curés de campagne n'étaient donc pas dans la misère, même si ils ne roulaient pas sur l'or. On le voit d'ailleurs par les ventes de biens d'émigrés, car en effet ils ne furent pas les derniers à en acheter.
On ne peut en dire autant pour les vicaires souvent exploités par le curé en place.

La municipalité accordait parfois un supplément de traitement au curé ou desservant de 200 fr et ce jusqu'en 1852.



Et les religieuses ?

Difficile à trouver, ces religieuses ne laissent que peu de traces de leur vie. A signaler tout de même :

Gobert Anne Marie Célestine, née le 05/02/1817, fille de Jean-Baptiste Gobert (1785-1834) et de Anne Thérèse Adnesse (1789-1873). Elle est religieuse au pensionnat des Sœurs de la Compassion de la Très Sainte-Vierge, fondé en 1846 à Saint-Hilaire-en-Woëvre. Ce qui explique d'ailleurs le lieu de décès de sa mère.

Avocat Léonie Emèlie née le 06/03/1834 de Jacques Bernard Avocat (1790-1871) et de Robert Marie Catherine (1796-1864)
Elle est décédée à Nancy, 113 rue de Strasbourg, le 25/11/1898. C'est "L'Est Républicain" du 26/11/1898 qui en fait état.

Il faut savoir qu'entrer en religion supposait une aisance financière que nos habitants ne devaient pas tous avoir. De plus il fallait un minimum d'instruction.
Enfin c'était se priver d'une main d'œuvre bon marché.

Le budget de 1849 signale en dépenses supplémentaires une "indemnité à la sœur pour soins aux malades" de 50 francs




Et un ermite.

Il s'agit de Ponce Graincourt. Il est né le 27/07/1690 à Pouilly de Nicolas Grincourt et d'Élisabeth Billardin.
Il se marie le 09/02/1712 à Elisabeth Herbillon à Blagny, dont il a quatre enfants, qui eux ne semblent pas avoir de descendance.
Son épouse décède le 27/12/1756 à Pouilly.
Lui décède à Blagny le 28/08/1771 chez Louis Gouvigneaux. Il est noté qu'il est "...cy-devant hermite à Saint-Germain, demeurant chez Louis Gouvigneaux maître tailleur d'habits son parent...". (AD08 Blagny 1750-1793 131/282)
En effet ce Louis Gouvigneaux est fils d'henry Gouvigneaux et de Marie Anne Catherine Herbillon, sœur d'Élisabeth, femme de notre Ponce Graincourt.
Quel était cet ermitage de Saint-Germain ? Sans doute pas celui sur les rives du lac d'Annecy...